dimanche 24 avril 2011

Brevet de 300 km réussi sous la pluie et le froid

J'ai réussi ce brevet de 300 km mais cela a exigé de très grands efforts physique et mental.  Départ, à 6h AM et arrivé à 22h50: 16h50.  Moi qui pensais le faire facilement entre 12 et 13 heures.

On savait que les conditions seraient assez difficiles car de la pluie était prévue et qu'on allait en faire une partie en montagne.

Au départ, il n'y a pas de pluie et on était environ 30 valeureux. Toutefois la routé était en partie mouillée et j'ai chuté à un carrefour giratoire après une vingtaine de bornes: pas trop de mal mais éraflé sur le flanc droit.

Après 80 km environ, mon ami Benjamin a deux crevaisons de suite.  Je constate que son pneu est brisé.  Je lui donne mon pneu de rechange et on repart.  On perd un bon 30 minutes.

Vers le km 120, la pluie commence sans trop nous incommoder.  Toutefois, vers le km 150 on commence à grimper en montagne.  Tout va bien dans les montées mais lors des descentes, on gèle et on doit faire très attention pour ne pas chuter.  Cela va durer jusqu'à la toute fin.  J'ai donc eu froid pendant environ 8 heures. 

Lors, des contrôles (environ aux 50 km), je prenais deux cafés au lait pour me réchauffer.  On ne pouvait pas faire sécher notre linge car il n'y a pas de «séchoir à main» dans les toilettes.  Alors on repartait en espérant un peu de soleil, mais sans vain.

Mon ami Benjamin nous a laissé à environ 80 km de la fin car il avait trop froid.

J'ai donc teminé avec Didier en pleine noirceur dans des minis villages à chercher notre chemin car les indications pour les routes étaient plutôt rare.  On a d'ailleurs failli frapper un petit troupeau de sangliers sauvages.

Ce fut donc un brevet très difficile à réaliser.  J'ai pensé souvent à m'arrêter dans un petit hôtel et rentrer le lendemain en vélo.  Pourquoi tant de misère ?

Je n'ai eu aucun plaisir pendant ce brevet et cela m'a fait réaliser que de telles conditions sont très probables pour les prochains brevets de 400 km et 600 km au Québec et aussi pour Paris-Brest-Paris en août.
De plus, rouler la nuit en vélo sur des routes publiques est aussi un élément très désagréable et dangereux.  Pourquoi tant de risques ?

La flamme s'est donc éteinte pour ce défi.  C'est vraiment très exigeant et cela requiert un metal de béton et une soif de réussite énorme.  J'ai un très grand estime pour ces randonneurs de l'extrême.

Moi je recherche tout d'abord le plaisir dans mes activités sportives puis des défis pour me motiver à m'entraîner.  Paris-Brest-Paris, je l'avoue est trop gros pour mon appétit.  J'en trouverai toutefois un autre assez rapidement.

Il ne faut pas avoir peur d'avouer ses limites, de se requestionner puis de trouver un nouveau chemin vers une destinée qui correspond davantage à ses attentes. Je pense que c'est cela le début de la sagesse.

Semaine 3

C'est une semaine plutôt «mollo» au niveau sportif avec la récupération du Mont-Ventoux et une petite remise en jambe en prévision du brevet de 300 km de samedi.

Le dimanche, journée de récupération, j'ai fait surtout du social: encouragement à une rencontre inter-club de natation pour Erwan, le fils de Didier et en soirée, souper au couscous avec 30 personnes qui sont impliquées dans les activités de jumelage avec d'autres villes.

Lundi, journée très relax et Didier me reconduit à Avignon pour quelques jours.

Mardi, je fais une sortie de vélo de 84 km et j'ai visité le superbe petit village en montagne les-Baux-de-Provence.  Super intéressant mais c'est pas  facile de marcher avec les souliers de vélo sur des rues en pierres...À mon prochain voyage, je vais apporter en plus une paire de soulier de vélo de montagne. En soirée je vais au centre-ville et je visite le Palais des Papes et je mange sur une térasse.

Mercredi, je ressens encore une fatigue musculaire du Mont-Ventoux.  Je fais donc une petite sortie de vélo dans les environ d'Avignon: îles et Villeneuve-lès-Avignon avec son majistral Fort St-André.  En soirée, petite escapade au centre-ville pour aller sur le fameux pont Saint-Benezet et prendre une bonne bière dans un Irish pub.

Jeudi, je quitte Avigon en train (1 heure) pour me rendre à Montpellier et retrouver Linda.

Vendredi, je décide d'aller faire un tour de vélo vers Jacou (12 km d'Avigon) car c'est à cet endroit le départ samedi du 300 km à 6 h AM.  Malgré le fait qu'un semblant de piste cyclable me permet d'en faire la moitié je suis complètement désorienté.  Le trafic est intense et beaucoup de rues en sens unique.  Je laisse faire et décide de prendre le premier tramway demain matin à 5h17.

dimanche 17 avril 2011

Club des Cinglés du Mont-Ventoux

Samedi le 16 avril j'ai réussi, avec mon ami Didier Hamon, les trois montées différentes pour gravir le Mont-Ventoux.  C'est l'épreuve de base pour devenir membre du club des cinglés du Mont-Ventoux.  Je deviens donc le 58 ième canadien membre de ce club sélect qui existe de puis 1988.

C'est vraiment une épreuve très difficile, 136 km dont 68 km de montée avec 4 443 mêtres de dénivellation positif.  Cela a pris 8h34 sur le vélo et 10h40 incluant les arrêts.
C'est également assez exceptionnel de réussir ce défi à la mi-avril, considérant que c'est en début de saison et qu'au sommet il ne faisait que 2 degrés celsius.  Le top de la route de Malaucène était encore barrée parce qu'il y avait des plaques de glace sur la route.

Départ 8h53

La première montée de Bedoin est la plus difficile, soit 21,5 km à 7,5% : temps d'ascension 2h07. 
Les 7 premiers km sont assez faciles mais par la suite il y a 7 km avec une pente moyenne de 9 à 10% et quelques pics à 12%.  Les deux derniers sont éreintant avec une pente moyenne 9% et des pics à 11%. On s'arrête au sommet pour quelques photos et un bon café. 

La descente vers Malaucène nous a gelé malgré le coupe-vent, des gants longs et des couvre-chaussures: température ressentie selon mon feeling -10.  On a arrêté deux fois pour se réchauffer les mains.  On filait à seulement 30-40 km/hr pour limiter l'effet du froid.

La montée de Malaucène est de 21,5 km à 7,5% également: temps d'ascension 2h12.  Elle est un peu moins difficile car il y a trois endroits (début, fin, milieu) où la pente moyenne est de 9 à 10%.  On a donc deux endroits pour «se reposer» avec une pente moyenne de 6 à 7,5%.  On se repose au Chalet Reynard et je prend un bon bol de café au lait.  On est avec Benjamin qui a fait la première montée et maitenant nous fait l'assistance technique.

La descente vers Sault est moins froide et assez facile.  De Sault c'est notre dernière montée et c'est la plus facile, soit 26 km à 4,7%: temps d'ascension 2h00.  En fait la seule difficulté est la partie entre le Chalet Raynard et le sommet, soit 6 km entre 7 et 10% de pente avec un vent modéré que l'on ressent bien toutefois. Avec tout l'effort qu'on a fait depuis le début de la journée c'est vraiment à cet endroit qu'il faut puiser dans nos réserves.  On voit la tour du sommet en tout temps et c'est un élément de motivation permanent.

Finalement retour à Bédoin. On prend un bonne bière et retour à Bagnols en étant très fier de notre réussite (1 heure de route en auto).

Michel Maranda

jeudi 14 avril 2011

Semaine 2

C'est une semaine plutôt mollo pour le vélo considérant qu'on a décidé de faire le Mont-Ventoux 3 fois samedi le 16 avril.  À la rencontre du club lundi, certains «anciens» nous ont trouvé vraiment Cinglés de tenter cela en début de saison.  Il faut normalement 3 000 km avant de la monter 1 fois....On a donc tout un défi.

On a eu une semaine avec une température normale, soit 18-20 degrés mais avec un vent du nord (Mistral) assez fort et déplaisant pour le vélo.

Alors, lundi sortie avec Didier et deux autres copains de très bon niveau.  C'était de toute beauté de les voir rouler côte à côte (6 cm entre les deux) et discuter sans trop regarder la route. On a fait 83 km vers Barjac  http://connect.garmin.com/dashboard?cid=706349

Mardi en PM, C'était une sortie de 74 km avec le club de Bagnols, environ 50 personnes.  Après 4 minutes ont a tous arrêtés car un membre avait une crevaison.  Après 10 minutes on repart.  On se suit en un seul groupe pendant environ 11 km, puis là il y a une montée assez longue: les «anciens» disent aux plus jeunes d'aller devant et hop...on part.  Les groupes se forment et je vais rester avec le groupe de têtes (6) jusqu'à la fin.  Intéressant comme dynamique de Club. http://connect.garmin.com/activity/79106315
  
Mercredi, Didir doit aller «bosser» mais Benjamin est en congé.  On va donc faire une sortie en PM de 72 km de type tourisme avec comme point d'intérêt le théâtre antique à Orange et le village Chateauneuf-Du-Pape.  Ha qu'il était bon le verre de vin pris sur térasse....mais aussi assez dispendieux.  Cest un village très beau, il y a presque uniquement des endroits pour déguster du vin mais c'est super touristique.  J'ai rencontré un groupe de la Nouvelle-Orléans et pourtant c'est la basse saison.

Au retour, j'ai constaté que mon dérailleur avant était cassé et ce, sans trop comprendre la raison.  J'ai donc mouliné pendant 25 km sur le petit plateau.  Évidemment à la boutique de vélo il n'avait pas en inventaire une telle pièce. On a commandé un nouveau dérailleur et je devrais l'avoir vendredi si tout va bien.

Jeudi, journée de repos imposé par le bris sur mon vélo.  Encore un peu de tourisme avec Didier.  Nous sommes allé marcher en montagne sur un plateau où l'on retrouve un ancien camp de César: visite des ruines et vue impressionnante sur la vallée du Rhone.    

 .

lundi 11 avril 2011

Semaine 1 - Parcours de vélo du gps

Voici les randonnées de vélo que j'ai fait dans la première semaine et dont mon Garmin Edge 705 a capté.

dimanche 10 avril 2011

Première semaine d'entraînement

Ma première semaine a été tout d'abord super au niveau de la température, soit entre 25 et 32, pas de nuages et peu de vent.  C'est exceptionnel pour cette région en début d'avril.

J'ai resté chez un ami Espagnol/Français (Benjamin 53 ans, vivant seul) qui a pris sa semaine de vacances et agit comme excellent guide. Depuis samedi je suis chez un autre ami (Didier 43 ans) avec Angèle et son fils de 14 ans Erwan (un super nageur). Didier a également pris sa semaine de vacances.


J'ai découvert les petites routes sympa du sud de la France pour les cyclistes (d'un vignoble à l'autre et d'un village pitoresque à l'autre) et des automobilistes très respectueux.  J'ai roulé en moyenne 100 km par jour dans le département nord du Gard en Provence. 
 
J'ai roulé deux fois avec le club de vélo de Bagnols-sur-Cèze. Un club social avec des anciens qui connaissent toutes les petites routes que j'aurais jamais découvertes seul.  La plus belle randonnée a été celle de 130 km avec le club pour aller faire les Gorges de l'Ardèche. En flanc de montagne, ces gorges offrent un panorama exceptionnel long de 40 km sur la rivière. L'été le club n'y va pas car c'est un endroit bourré de touristes qui vont y faire surtout du kayak.


Chaque jour j'ai également fait un peu de tourisme avec mon guide Benjamin:
  • pont du Gard, un pont-aqueduc construit par les romains;
  • la grotte la Cocalière, une des trois plus belles de France aménagé sur 1 km de long;
  • une ancienne cité troglodyte près de Saint-Pierre et Bollèle, en flanc de montagne évidemment;
  • un des plus beax village pitoresque de France tout en pierre, La Roque-sur-Cèze;
  • le Câteau de Giscon, ou plutôt ses ruines;
  • le village de Goudagnes, qui attire beaucoup de touriste en été.
Brevet 200 km

Le samedi nous sommes parti 3 de Bagnols pour aller faire notre brevet de 200 km tout près de Montpellier, soit à 100 km plus au sud et tout près de la mer.  Lever à 4 h du matin car le départ était à 7h.
Nous étions environ 70 particpants et presque tous des gens désirant faire Paris-Brest-Paris. 

Le parcours était super et principalement dans le parc naturel de Camargue entre Nîmes et la mer.  Il y a beaucoup de fermes d'élevage de chevaux blancs et de taureaux, d'étangs avec des cygnes et des flamands roses.  Évidemment les routes étaient la plupart du temps très paisibles.

Aux différents contrôles pour le brevet, je me suis ravitaillé comme mes deux amis français, soit bières et sandwich au jambon et saucisson.  J'ai également roulé un bon bout de temps et terminé avec un nouvel ami qui a déjà fait 5 fois Paris-Brest-Paris.  Il m'a partagé bien des conseils à ma demande.

Pour finir, je confirme que je suis pleinement adapté à leur habitude: appéro vers 18h (pastis ou bière), souper vers 20h avec vin et toujours les fromages pour terminer.  

Prochaines grosses étapes:
  • samedi le 16, monter 3 fois le Mont-Ventoux (136 km) et devenir membre du club des Cinglés
  • samedi le 23, faire un brevet de 300 km.